Viseu et Coimbra : La Beira version villes

 
Ecrit par Didier Vors

Dans un écrin de montagnes, à plus de mille mètres d’altitude, arrosée par la Vouga et le Dão et son célèbre vignoble, trône Viseu.

Un peu à l’écart des flux touristiques, peu connue des étrangers, la ville a été élue meilleure ville à vivre du Portugal à plusieurs reprises.


Lieu de naissance de Vasco Fernandez, elle reste un haut lieu de l’art sacré du pays.
Bénéficiant d’un centre ancien assez bien préservé, toute visite de la ville digne de ce nom, commence forcément par l’esplanade de la cathédrale son point névralgique.


Si l’on ne devait donner qu’une seule raison de visiter Viseur(pourtant ces dernières ne manquent pas !) ce serait sans aucun doute d’arpenter les travées du musée d’art Grao Vasc+++++lassé musée d’intérêt national, avec sa façade monumentale du XVème siècle, entièrement de granit,il se dresse fièrement sur le parvis de la cathédrale.

Impossible ici de décrire toute la richesse des collections présentées.
Visiter le musée c’est entreprendre une balade initiatique au fil de l’histoire portugaise. Avec en particulier ses œuvres dédiées à la dévotion durant le Moyen -Age ou encore la salle consacrée à la diaspora qui illustre le métissage artistique entre le Portugal et ses colonies de l’époque en Inde et en Afrique.

Cette visite pourra être complétée par celle du cloître de la cathédrale avec ses murs couverts d’azulejos et sa voûte de style manuélin.

Capitale du royaume de Portugal au Moyen-âge, Coimbra est la ville la plus importante de la région.
Braga prie, Porto travaille, Lisbonne s’amuse et Coimbra étudie !
a-t-on coutume de dire. Même si tout cela paraît un brin réducteur cela correspond à une réalité somme toute pas si éloignée que cela.


Une chose est sûre Coimbra étudie et cela depuis longtemps. Après trois siècles d’itinérance et d’allers retours vers Lisbonne l’université s’installe définitivement dans la ville en 1537.

Longtemps seule université de tout l’espace lusophone, elle compte parmi les plus anciennes d’Europe avec Paris, Cambridge, Salamanca et Bologne.

Et l’on peut voir encore au fil de ses déambulations des jeunes filles et des jeunes gens tout de noir vêtus en tailleur ou en complet noir ou auxquels elles et ils ajoutent des rubans colorés (jaunes, rouges, violets, ou bleus) pour distinguer les différentes facultés auxquelles ils appartiennent.

Bien sûr c’est l’ensemble du campus, classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2013 qui mérite une visite.


Ainsi parmi les incontournables figurent la salle de l’examen privé et sa collection de hallebardes accrochées au mur, la prison académique, la salle des actes et l’incontournable bibliothèque Joanina.


Sacrée plus belle bibliothèque universitaire du monde, une distinction amplement méritée, c’est le fleuron du baroque civil portugais. Elle recèle un trésor intellectuel de plus d 60000 ouvrages écrits entre le XV et le XVIII et que l’on peut encore consulter au prix d’infinies précautions….


Si Coimbra est une leçon comme le dit la chanson populaire c’est aussi une leçon de…. chansons ! Car elle constitue l’autre « marque de fabrique » de la ville pourrait -on dire Ici on pousse la chansonnette et pas n’importe laquelle : le fado du latin fatum ( destin) pour exprimer sa mélancolie appelée « saudade »Mais à Coimbra , on se distingue du reste du pays  car ici les interprètes sont uniquement masculins.


On peut découvrir cet art éminemment portugais à » Fado ao centro », un lieu culturel ouvert à l’initiative d’anciens étudiants de l’université, rien de tel pour sonder l’âme du pays ;

Crédit photos
Didier VORS sauf N°2

Pour aller plus loin :
Viseu
http://www.centerofportugal.com/viseu/
www.ipmuseus.pt

Coimbra
http://www.centerofportugal.com/coimbra/
http://www.uc.pt/informacaopara/visit
www.uc.pt
www.fadoaocentro.com/pt